Paris, 11 novembre 2016.
Une nouvelle brise souffle sur les toits de Paris.
La brise est chaude, elle est jeune, elle sent le renouveau, elle vient d’ailleurs…
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Et malgré la pluie, le froid, l’humeur morose des parisiens dans le métro, on la sent. Métro Temple, on y est. On la sent. De plus en plus. Elle est plus présente. Là, dans cet ancien marché couvert du XIXème siècle qu’on appelle Le Carreau du Temple, de l’autre côté de la rue Eugène Spuller et du square du Temple. Quatre grandes lettres sont inscrites sur un panneau noir – AKAA – Pendant trois jours, c’est là que la brise va évoluer et danser sous huit mètres de verrière… Dans une foire appelée AKAA – « Also Known As Africa » – Un salon d’art contemporain entièrement dédié à l’Afrique. Une première à Paris.

“This Hair Of Mine” – par Cyndia Harvey –
NATAAL.COM

« Puis-je voir vos sacs s’il vous plaît ? » – Contrôle à l’entrée. C’est la routine. On est habitués maintenant. Une réalité acceptée depuis cette nuit funeste du 13 novembre dernier. La nuit où le Bataclan, devenu tristement célèbre, avait aussi forcé une femme à prendre une décision. AKAA, édition I, c’est l’année dernière que ça aurait dû se dérouler. L’invitation était lancée, l’annonce était faite. Mais le destin en avait décidé autrement. Et Victoria Mann, fondatrice et directrice du salon, avait dû prendre la dure décision d’annuler. Et ce n’était pas le dur travail accompli ni les nombreux partenaires que la franco-américaine avait réussi à convaincre dans cette aventure qui rendait sa tâche plus difficile. Non, c’était Paris. Alors que de nombreuses foires comme AKAA se déroulent déjà dans les quatre coins du monde, Paris restait dure à convaincre. La capitale française se refusait encore à la douce caresse de la brise, à se joindre au mouvement.

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de la série “Hââbré, the last generation”
JOANA CHOUMALI

 

 


Une chambre sombre, un lit, une lampe …
Joliment disposés. Vestiges d’une vie de couple
probablement heureuse par le passé.
De cette atmosphère banale
et légèrement onirique émane douceur et angoisse.
Un son de guitare venu d’ailleurs réchauffe légèrement la pièce,
comme un appel désespéré à la lumière …
The Plague, le premier titre de l’EP de Nakhane Touré, donne le ton.

Nakhane Touré, ce beau fléau

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Juin, 2015. Montmartre.
Avant The Laughing Son et après Brave Confusion, son premier album, l’Artiste Sud-Africain à la voix délicieusement mordante atterrit à Paris.
“On my way. Got stuck in a meeting. So sorry. Running to you!” – Je suis en route. J’ai été retenu à une réunion. Vraiment désolé. Je cours vers vous!
Rencontré rapidement deux mois plus tôt à Johannesburg, c’est sur une terrasse parisienne, avec pignon sur rue Barbès, que nous nous donnons rendez-vous.
“I am living a FUCKING DREAM Guys!” – Je vis un P***AIN DE RÊVE les filles! – Dit-il en arrivant au Café tout excité.
Aussi à l’aise dans la vie que sur scène, Nakhané et son allure pourtant timide nous engage très vite dans une conversation des plus captivantes. Au milieu de passants indifférents à ce qui venait de se produire dans sa vie, l’Artiste nous annonce qu’il venait de signer avec BMG, la grande maison de disque, cette même matinée là.
Les premières impressions sont délicieuses, l’extase et partagé et l’homme derrière l’artiste se révèle naturellement à nous.

 

 

Couv de l’EP |The Laughing Son| Photography: Tarryn Hatchett

Mais qui êtes-vous donc Mr. Touré?

Le mystère se désépaissit peu à peu au fil des mots, des rires… On découvre alors l’histoire de son combat entre dévotion religieuse et homosexualité et le chemin parcouru pour se défaire d’une identité qu’il porte bien trop longtemps. “I truly became an artist when I stopped being christian” – C’est quand j’ai arrêté d’être chrétien que je suis réellement devenu artiste)
Touré arrête donc d’être ce chrétien conservateur qui veut “guérir les homosexuels”, embrasse son être profond et se libère. Ses peurs, ses joies, ses désirs, il les assument, les acceptent et les met sur papier. Avec la musique et l’écriture comme exutoires, naissent ainsi Brave Confusion, premier album et Piggy Boy’s Blues, son premier livre.
Puis vient The Laughing Son, son nouvel EP et véritable bal de Tam-tam, violons et guitares dans un banal surréalisme judicieusement amené. A l’instar de Brave Confusion, on se retrouve encore une fois forcés à nous plonger dans notre NOIR profond, dans cette chambre obscure qu’on aime ignorer comme dans le mini-film de The Plague, inspiré de l’univers sombre du photographe Grégory Crewdson.
Numéro 1 dans le TOP 10 sud-africain, ce magnifique “fléau” porte magistralement bien son nom.
 

 

Vidéo // The Plague // Par Mark Middlewick

 

 

Des artistes de tous les horizons allaient exposer
leurs oeuvres autour de l’Afrique pour le très célébré
1:54, Festival d’Art Contemporain de Londres.
C’était sans compter cette rencontre inattendue
au hasard de nos errances dans la ville british…

Artists from all over the world came to celebrate Africa
at the very well known 1:54, African Contemporary Art of London.
This was without reckoning with the unexpected encounter
we made in our random walks in the city…

 

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Larache by Hassan Hajjaj | Photographie Bezem Kassan

 

Au tournant de Calvert Avenue, à Londres, se trouve un petit univers haut en couleurs. Comme ensorcelées, nos yeux sont attirés et nous font scruter la vitrine tels des badauds que nous sommes. La caverne d’Ali Baba aux allures de boui-boui pop-art moderne est visiblement fermée. A l’entrée, on pouvait apercevoir une motocyclette trôner, des bidons d’huile bariolés, cruches, lanternes orientales, boîtes de conserves sont exposés par milliers, puis plus loin, des tapis enroulés… Un autre monde.

De l’intérieur, un homme au regard rieur nous remarque et nous invite généreusement à entrer. « Entrez! Entrez! N’hésitez pas! Faites comme chez vous! ». L’homme, aux traits méditerranéens bien trempés et un accent anglais à couper au couteau nous sert naturellement le thé dans un majestueux bordel qu’il appelle “Larache”. Et c’est comme cela que nous avons rencontré Hassan Hajjaj.
Nous nous laissons donc bercer par son univers. Commence alors une épatante conversation sans retenue entre inconnus liés par les aléas de la vie.
Et juste comme ça, sur un fauteuil confectionné sur des caisses de coca, au milieux de coussins colorés, il nous parle de sa fille de 22 ans qui vient de s’installer à Dubaï, tout en nous offrant le recueil de photos du « My Rock Star Experimental ». Juste comme ça, on nous parlant du Maroc, de son parcours, de son art, juste comme ça… Parce qu’on le peut, parce qu’on le doit et s’interdire des choses est totalement dérisoire à Larache.

In London, on Calvert Avenue, there is a place full of colourful wonders. Vintage looking bike at the entrance, multi-coloured oil barrels, jugs, oriental lanterns, carpets and millions of cans… One cannot deny the attraction to all the exotic decorations in this Ali Baba’s cave style place. That is a fact. And staring through the window like we did that day, we were no exception. When we arrived, the little pop-art dive seemed to be closed.
But a few minutes later, a mediterranean looking man waved us from the inside. And with a large smile and his english accent sharp as a knife, he invited us to come in. “Get In, Feel Free, make yourself confortable! » That is how we met Hassan Hajjaj.

We quickly find ourselves chatting and drinking tea, generously served by our host in a beautiful chaos. And just like that, we learn about his daughter of 22 just moving to Dubaï, in the middle of cushions and coca-cola plastic crates, we get his « My Rock Star Experimental » book a welcome gift, we talk about Morocco, different things here and there… Just like that. Because we can. Because we must. And because it’s so seem so picayune, so futile, so small to restrain ourselves at « Larache ».

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Photographer I Lamia Lahbabi
Wax Super Deluxe Collection by Hassan Hajjaj & Amine Bendriouich
Hat by Hassan Hajjaj

 

Hassan est un vrai touche à tout, comme on les aime et de surcroit, véritable passionné qui au travers des années n’a de cesse de se renouveler. “Quand on est autodidacte comme moi, on acquiert une certaine habilité à faire plein de choses. Au final, on en sait beaucoup plus qu’on ne le croit… Je n’ai jamais eu peur de l’échec parce que je n’ai jamais été formé à quoi que ce soit. ” – rajoute-t-il en nous montrant ses différents projets.
L’artiste dans toute sa splendeur.

Hassan revient alors sur son parcours, ses influences, ses projets en cours et à venir… On parle de son indétronable projet, My rock stars Experimental avec cette mise en scène explosive de créativité signée Hassan Hajjaj autour de d’artistes issus d’univers totalement différents. Le projet qui avait déjà parcouru les grands festivals artistiques dont Paris Photo Los Angeles en mai dernier et revient encore cette année à la Foire contemporaine Africaine AKAA. On découvre également ses nouvelles séries photos, ses projets vidéo avec ses «  on » et ses « offs » qui font envie.

 

 

Making off du Shooting de la campagne 2015 de la marque Sole DXB avec comme égérie l’artiste Amine Bendriouich. Une vidéo réalisée par Hassan Hajjaj.

Produced by Sole
Videographer Joshua Lawrence
Soundtrack Simo Lagnawi ‘Dounia’ off the album The Gnawa Berber

 

Il nous titille avec des petits extraits de ces prochains mini-films comme KARIMA qui sera présenté à Paris lors de l’ASVOFF (A shaded View on Fashion) au Centre Pompidou du 2 au 6 Décembre 2015. Ce qu’il nous annonce avec son imperturbable bonne humeur.
Devant les archives de son ordinateur qui regorgent de trésors, on reste s’extasiées. Ses vidéos restent le reflet de ses photographies. Un véritable concentré de ses différentes casquettes: Musique, Mode, Film et Design.
« This Is brillant, I love it…! » – Lance-t-il en feuilletant notre magazine…
C’est le souvenir d’un Hassan qui se balade dans sa caverne bercés par des rythmes endiablés de différentes contrées qu’on gardera de cette journée.

 

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A few draws and a few pictures later, he comments on his experience, his influences, his ongoing and future projects… Together, we go over the famous video of the « My Rock Stars Experimental » project with the different artists who played along in this explosion of creativity. The project that was showcased in Photo Paris Los Angeles in may, has experienced such tremendous success. It’s being exhibited again at the AKAA festival this year. We discover his latest findings and photographs as well as his new video projects. We stay captivated by the « on » and « offs » of the videos that he shows us. Like « KARIMA », his next video that will be presented at the ASVOFF (A Shaded View of Fashion) at the Centre Pompidou in Paris (From the 2nd to 6th of December 2015) – says Hassan, happy but undisturbed.
His videos are a pure reflection of his photographs. A real concentrated of the different universes he constantly flits back and forward: Music, Fashion, Film and Design.

Carried by the devilish rhythms we ever heard, holding BlackAttitude Magazine in his hands, he adresses these words : « This is amazing! it’s brilliant, I love it…! ».
That is the Hassan we will remember.

Comment se fesses qu’un artiste nous plaise ?
Comment se fesses qu’un artiste plaise ?
King des lunettes de récup’, artiste opticien,
aux petits soins avec les encombrants,
Cyrus Kabiru vaut le détour.

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Cyrus Kabiru, avec ses lunettes kaléidoscopes, ses lunettes pour crocodile mal luné, ses lunettes que chausse la lune qui va chercher ses croissants la tête dans le uque…
Cyrus Kabiru, artiste, kenyan, un peu dingue, qui recrute parmi l’électroménager éclopé, les cannettes laissées pour compte, les bouts de fer insignifiants…
Cyrus Kabiru explore les coins de rues perdus, les débarras, et de ses doigts magiques crée des objets pas vraiment utiles que ta grand-mère aurait volontiers jeté à la poubelle par inadvertance.

Celui-là est un poète ! Ta grand-mère, paix à son âme, n’avait pas vraiment de goût, reconnais-le…
Posées sur ton nez comme un oiseau perdu, comme un vautour qui attend la mort de ton regard critique, agrafées au milieu de ton visage comme de fausses Ray-bans fabriquées par un fou, délibérément excentriques, les lunettes du sieur Kabiru déboitent.

Les oeuvres de Cyrus Kabiru seront exposés la Foire comptemporaine AKAA du 3 au 6 Décembre à Paris

Art. Mode.
La ligne est souvent très fine entre les deux.
Entre ses fines lignes, on découvre des artistes comme Martin Maldonado.
Il suffit de regarder…

C’est lors du WHO’S NEXT Paris 2015, à la présentation de sa collection “The Landscaper” dans le box du programme “Future of Fashion”, que nous avons eu le plaisir de le rencontrer. Une véritable oeuvre d’Art qui nous emmène dans sa propre histoire. Celle d’un étudiant en Architecture dérangé par les limites que cette discipline impose. Il troque ses plans rigides contre la douceur du textile et biffurque. Non, rectification, il revient. Vers ses premiers amours, les couleurs, la théorie de la forme et du volume enseigné par sa mère. Ses croquis deviennent des esquisses et des collages de l’exploration de son esprit. Plus il creuse, plus il se trouve.
Il conceptualise à la manière d’un architecte, se sert de sa curiosité artistique et crée avec un style hyperréaliste très accentué.

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“Landscaper” (Paysagiste), est probablement une excellente illustration de cette courte expérience dans l’architecture. Couches rocheuses, courbes, formes accentuées sur des sweat aux formes gigantesques et aux couleurs terriennes et aériennes. Mêmes les lunettes semblent jouer sur les perspectives des cartes topographiques.

– Collection Landscaper –
– Collection Collector –

Photos daniela maldonado

Pour “Collector” c’est un homage à l’enfance. Nos premières découvertes, les chasses aux insectes, nos trésors, et nos quêtes. Martin illustre dans ses pièces l’explorateur que nous étions sans jamais se priver ou compromettre son imagination et les lie au monde moderne.

La Marque Martin Across est basée à Barcelone.

 

PARLONS-EN COMME SI C’ETAIT LA PREMIERE FOIS,
COMME SI ON EN AVAIT PAS ENCORE MARRE,
COMME SI C’ETAIT LA SEULE CHOSE QUI EN VAILLE LA PEINE…

 

 

 

Nayeka Brown Blackattitude Hair stories

Là où Okhai Ojeikere parle d’Art, Nayeka Brown parle de culte avec “Hair Stories”. Fer à lisser, tissages, rollers, etc. sont ici des objets de culte qui contribuent à brimer la vraie nature de nos cheveux trop libres, trop imprévisibles, trop sauvages…

Relique, support de mémoire, symbole du temps qui passe ou du statut social c’est un atout de séduction évident de toutes les époques et civilisations. Bien plus que des cheveux et loin d’une simple allusion, c’est une extension de notre identité qui ne cessera jamais d’intriguer.

* Lingala : Langue de la Rep. Dem. Du COngo
Plus d’infos sur “KINDUMBA” (My Hair) Project sur TRUE AFRICA

“Babatunde” était une évidence.
La traduction directe c’est (Le Retour du Père).
J’aime le sens qui se dégage derrière ce nom
car j’ai le sentiment qu’en Afrique nous avons besoin
d’une figure paternelle plus présente.

“Capulana” is a reference to Mozambique and embraces the heat of African summer, pushing the boundaries of bold colour and print, all portrayed in the campaign shot by photographer Ross Garrett and styled by Babatunde’s creator, Gareth Cowden | marie claire SA, 2013


babatunde.co.za

Urban, glamour et flirt entre les traditions et les réligions, la collection “Images Rule” (Le règne des images) défie de toutes les règles. Le mélange est roi. Et tissus, couleurs, motifs se mettent au service des caprices de ces formes si élégament manipulées.

Aziz Bekkaoui

Le cotton se mèle ainsi à la soie ou au lin dans un magnifique cataclysme de couleurs.
Tandis que les coiffures traditionnelles telles que le keffieh, le tallit, en passant par des rappels maasaï s’allient amoureusement avec des coupes sportives; des couleurs pastel se mélangent avec des motifs traditionnels qui épousent délicatement à leur tour ces formes modernes.

Aziz Bekkaoui semble vouloir passer un message. Fidèle à son penchant pour l’atypique, les codes bousculés, les frontières brisés, le designer ne décline qu’un credo:
“La Mode sans âme n’est que textiles”. Sans le fond, la forme semble dérisoire. Ce n’est ni les mannequins de choix, ni les couleurs et les accessoires utilisés qui le contrediront…

Sa collection fait partie des finalistes de la catégorie Mode du Dutch Design Awards pour une nomination le 18 octobre. En attendant qu’un jury sensible à cette transcendance de cultures l’acclame, apprecions la fraîcheur de cette collection, joli mariage entre urbain et classique.

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Textiles traditionnels, toiles de jute, coton, tissages traditionnels baoulé,
finitions en raphia… Alliés à des coupes modernes.
Un contraste fascinant que semble cultiver
la jeune créatrice ivoirienne, Loza Maléombho.

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“Ici, j’ouvre ma parenthèse créative, j’ai toutes les matières premières qui m’inspirent”

:: confie-t-elle à Le Point Afrique.
Les collections de cette année là annoncent le ton. Vestes asymétriques, gilets structurés comme des boucliers guerriers sur des jupes évasées très féminines. Une collection d’inspiration touareg immortalisée, dans un environnement simple et profondément humble en Côte d’Ivoire, sur un ton moderne.
Les premières pièces illustrent déjà cette dualité entre modernité et tradition qu’on lui connaît maintenant. Comme de nouveaux contes qu’elle aime à raconter. Plus qu’une fusion de cultures, nait un engagement

On les connait ses spartiates en plastique blanc et noir (ZEBRA) dans les réseaux sociaux. Partagés par millier, les New Yorkaises se l’arrachent encore. Depuis, le nom Lola Maléombho n’a pas cessé de résonner…
C’est donc sans surprise qu’elle se retrouve sélectionnée par le Vogue Talent de cette année aux côtés de quatres autres créateurs africains sur les 10 présélectionnés: Akosua Afriyie-Kumi (AAKS hailing), Adebayo Oke-Lawal (Orange Culture), Artsi Ifrach (ART/C), et Katherine-Mary Pichulik (Pichulik).

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Collection Printemps-Eté 2016 // Vogue Talent //

Ni Noir Ni Blanc, que de la couleur.
Sans fioritures, sans concession,
Amrit Kumar et Mriga Kapadiya
n’ont pas voulu choisir le ton de leur ligne de vêtement.

 

 

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Their collections are a beautiful and colourful compromise between modern and traditional. The pair combine indian patterns and play a mix and match game with traditional indian cuts like the “Ali baba” pants or sari pieces revisited.

“Appreciating the past, questioning the present and creating for the future.” – // NorBlack NorWhite //

The highly artistic duet raised in Toronto decided to move to Bombay in 2009 to explore their Indian roots. Each collection is an inspiration of their travels around the country, their discovery ancient art, discovering different traditions and collaborating with artisans…

From Queen Latifah to Rekha, from reggae to Asha Puthli, their designs is clearly the merge of cultures. The very interesting aesthetics of NorBlack NorWhite has obviously already been noticed in the fashion industry. Last spring, ADIDAS was wearing the label colours in its campaign featuring artists Johanna Tagada and Jatinder Singh Durhailay.

“Partly an anthropological experiment, part art and part fashion”, NORBLACK NORWHITE is more than a label, it’s a beautiful tribute to India.

Nor Black Nor White, only colour.
With No frills, nor compromise,
Amrit Kumar and Mriga Kapadiya
decided not to choose for their clothing line.

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