Des artistes de tous les horizons allaient exposer
leurs oeuvres autour de l’Afrique pour le très célébré
1:54, Festival d’Art Contemporain de Londres.
C’était sans compter cette rencontre inattendue
au hasard de nos errances dans la ville british…

Artists from all over the world came to celebrate Africa
at the very well known 1:54, African Contemporary Art of London.
This was without reckoning with the unexpected encounter
we made in our random walks in the city…

 

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Larache by Hassan Hajjaj | Photographie Bezem Kassan

 

Au tournant de Calvert Avenue, à Londres, se trouve un petit univers haut en couleurs. Comme ensorcelées, nos yeux sont attirés et nous font scruter la vitrine tels des badauds que nous sommes. La caverne d’Ali Baba aux allures de boui-boui pop-art moderne est visiblement fermée. A l’entrée, on pouvait apercevoir une motocyclette trôner, des bidons d’huile bariolés, cruches, lanternes orientales, boîtes de conserves sont exposés par milliers, puis plus loin, des tapis enroulés… Un autre monde.

De l’intérieur, un homme au regard rieur nous remarque et nous invite généreusement à entrer. « Entrez! Entrez! N’hésitez pas! Faites comme chez vous! ». L’homme, aux traits méditerranéens bien trempés et un accent anglais à couper au couteau nous sert naturellement le thé dans un majestueux bordel qu’il appelle “Larache”. Et c’est comme cela que nous avons rencontré Hassan Hajjaj.
Nous nous laissons donc bercer par son univers. Commence alors une épatante conversation sans retenue entre inconnus liés par les aléas de la vie.
Et juste comme ça, sur un fauteuil confectionné sur des caisses de coca, au milieux de coussins colorés, il nous parle de sa fille de 22 ans qui vient de s’installer à Dubaï, tout en nous offrant le recueil de photos du « My Rock Star Experimental ». Juste comme ça, on nous parlant du Maroc, de son parcours, de son art, juste comme ça… Parce qu’on le peut, parce qu’on le doit et s’interdire des choses est totalement dérisoire à Larache.

In London, on Calvert Avenue, there is a place full of colourful wonders. Vintage looking bike at the entrance, multi-coloured oil barrels, jugs, oriental lanterns, carpets and millions of cans… One cannot deny the attraction to all the exotic decorations in this Ali Baba’s cave style place. That is a fact. And staring through the window like we did that day, we were no exception. When we arrived, the little pop-art dive seemed to be closed.
But a few minutes later, a mediterranean looking man waved us from the inside. And with a large smile and his english accent sharp as a knife, he invited us to come in. “Get In, Feel Free, make yourself confortable! » That is how we met Hassan Hajjaj.

We quickly find ourselves chatting and drinking tea, generously served by our host in a beautiful chaos. And just like that, we learn about his daughter of 22 just moving to Dubaï, in the middle of cushions and coca-cola plastic crates, we get his « My Rock Star Experimental » book a welcome gift, we talk about Morocco, different things here and there… Just like that. Because we can. Because we must. And because it’s so seem so picayune, so futile, so small to restrain ourselves at « Larache ».

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Photographer I Lamia Lahbabi
Wax Super Deluxe Collection by Hassan Hajjaj & Amine Bendriouich
Hat by Hassan Hajjaj

 

Hassan est un vrai touche à tout, comme on les aime et de surcroit, véritable passionné qui au travers des années n’a de cesse de se renouveler. “Quand on est autodidacte comme moi, on acquiert une certaine habilité à faire plein de choses. Au final, on en sait beaucoup plus qu’on ne le croit… Je n’ai jamais eu peur de l’échec parce que je n’ai jamais été formé à quoi que ce soit. ” – rajoute-t-il en nous montrant ses différents projets.
L’artiste dans toute sa splendeur.

Hassan revient alors sur son parcours, ses influences, ses projets en cours et à venir… On parle de son indétronable projet, My rock stars Experimental avec cette mise en scène explosive de créativité signée Hassan Hajjaj autour de d’artistes issus d’univers totalement différents. Le projet qui avait déjà parcouru les grands festivals artistiques dont Paris Photo Los Angeles en mai dernier et revient encore cette année à la Foire contemporaine Africaine AKAA. On découvre également ses nouvelles séries photos, ses projets vidéo avec ses «  on » et ses « offs » qui font envie.

 

 

Making off du Shooting de la campagne 2015 de la marque Sole DXB avec comme égérie l’artiste Amine Bendriouich. Une vidéo réalisée par Hassan Hajjaj.

Produced by Sole
Videographer Joshua Lawrence
Soundtrack Simo Lagnawi ‘Dounia’ off the album The Gnawa Berber

 

Il nous titille avec des petits extraits de ces prochains mini-films comme KARIMA qui sera présenté à Paris lors de l’ASVOFF (A shaded View on Fashion) au Centre Pompidou du 2 au 6 Décembre 2015. Ce qu’il nous annonce avec son imperturbable bonne humeur.
Devant les archives de son ordinateur qui regorgent de trésors, on reste s’extasiées. Ses vidéos restent le reflet de ses photographies. Un véritable concentré de ses différentes casquettes: Musique, Mode, Film et Design.
« This Is brillant, I love it…! » – Lance-t-il en feuilletant notre magazine…
C’est le souvenir d’un Hassan qui se balade dans sa caverne bercés par des rythmes endiablés de différentes contrées qu’on gardera de cette journée.

 

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A few draws and a few pictures later, he comments on his experience, his influences, his ongoing and future projects… Together, we go over the famous video of the « My Rock Stars Experimental » project with the different artists who played along in this explosion of creativity. The project that was showcased in Photo Paris Los Angeles in may, has experienced such tremendous success. It’s being exhibited again at the AKAA festival this year. We discover his latest findings and photographs as well as his new video projects. We stay captivated by the « on » and « offs » of the videos that he shows us. Like « KARIMA », his next video that will be presented at the ASVOFF (A Shaded View of Fashion) at the Centre Pompidou in Paris (From the 2nd to 6th of December 2015) – says Hassan, happy but undisturbed.
His videos are a pure reflection of his photographs. A real concentrated of the different universes he constantly flits back and forward: Music, Fashion, Film and Design.

Carried by the devilish rhythms we ever heard, holding BlackAttitude Magazine in his hands, he adresses these words : « This is amazing! it’s brilliant, I love it…! ».
That is the Hassan we will remember.

Comment se fesses qu’un artiste nous plaise ?
Comment se fesses qu’un artiste plaise ?
King des lunettes de récup’, artiste opticien,
aux petits soins avec les encombrants,
Cyrus Kabiru vaut le détour.

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Cyrus Kabiru, avec ses lunettes kaléidoscopes, ses lunettes pour crocodile mal luné, ses lunettes que chausse la lune qui va chercher ses croissants la tête dans le uque…
Cyrus Kabiru, artiste, kenyan, un peu dingue, qui recrute parmi l’électroménager éclopé, les cannettes laissées pour compte, les bouts de fer insignifiants…
Cyrus Kabiru explore les coins de rues perdus, les débarras, et de ses doigts magiques crée des objets pas vraiment utiles que ta grand-mère aurait volontiers jeté à la poubelle par inadvertance.

Celui-là est un poète ! Ta grand-mère, paix à son âme, n’avait pas vraiment de goût, reconnais-le…
Posées sur ton nez comme un oiseau perdu, comme un vautour qui attend la mort de ton regard critique, agrafées au milieu de ton visage comme de fausses Ray-bans fabriquées par un fou, délibérément excentriques, les lunettes du sieur Kabiru déboitent.

Les oeuvres de Cyrus Kabiru seront exposés la Foire comptemporaine AKAA du 3 au 6 Décembre à Paris

Art. Mode.
La ligne est souvent très fine entre les deux.
Entre ses fines lignes, on découvre des artistes comme Martin Maldonado.
Il suffit de regarder…

C’est lors du WHO’S NEXT Paris 2015, à la présentation de sa collection “The Landscaper” dans le box du programme “Future of Fashion”, que nous avons eu le plaisir de le rencontrer. Une véritable oeuvre d’Art qui nous emmène dans sa propre histoire. Celle d’un étudiant en Architecture dérangé par les limites que cette discipline impose. Il troque ses plans rigides contre la douceur du textile et biffurque. Non, rectification, il revient. Vers ses premiers amours, les couleurs, la théorie de la forme et du volume enseigné par sa mère. Ses croquis deviennent des esquisses et des collages de l’exploration de son esprit. Plus il creuse, plus il se trouve.
Il conceptualise à la manière d’un architecte, se sert de sa curiosité artistique et crée avec un style hyperréaliste très accentué.

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“Landscaper” (Paysagiste), est probablement une excellente illustration de cette courte expérience dans l’architecture. Couches rocheuses, courbes, formes accentuées sur des sweat aux formes gigantesques et aux couleurs terriennes et aériennes. Mêmes les lunettes semblent jouer sur les perspectives des cartes topographiques.

– Collection Landscaper –
– Collection Collector –

Photos daniela maldonado

Pour “Collector” c’est un homage à l’enfance. Nos premières découvertes, les chasses aux insectes, nos trésors, et nos quêtes. Martin illustre dans ses pièces l’explorateur que nous étions sans jamais se priver ou compromettre son imagination et les lie au monde moderne.

La Marque Martin Across est basée à Barcelone.

Imagination is the only weapon in the war against reality
L’imagination est notre seule arme dans cette guerre contre la réalité…

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Magnifiques châteaux de cartes, des visages à trèfles, formes géométriques indéfinies, bienvenus dans le goûté imaginaire de Littleshilpa.
Alors que le soleil se bat avec la lune pour laisser place à l’obscurité, des créatures s’évadent d’une réalité parallèle. Un spectacle s’offre alors aux passants de la rue Turenne à Paris. A travers la vitrine de la Galerie Joseph, on ne peine pas à distinguer grandes coiffures en formes d’oreilles de lapin, sourires, regards espiègles dans une montagne de gâteaux et tasses de thés. Les bonds soudains d'”Alice” et ses doubles font murmurer, étonnent. Au milieu de la cohue, on peut aussi apercevoir la petite silhouette de Littleshilpa, le regard tendre, presque envieux…

Après “Battle Royale” et “Headonism”, l’incarnation du chapellier fou version Mumbaï, Shilpa Chavan nous berce encore dans son univers hybride et fantastique. Cette année, c’est à Lewis Caroll qu’elle rend hommage, pile l’année des 150 ans d’Alice aux Pays des Merveilles.
Nous avons découvert cette douce excentricité créatrice à Paris, où elle a décidé de se faire représenter.
“J’aime que les gens aient la possibilité d’entrer dans les univers que je présente à travers mes collections. Ce que l’esprit défilé ne permets pas toujours.” – souffle LittleShilpa.

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– Collection Madness Of Muchness –

En effet, plus qu’une présentation, c’est un monde parallèle que l’on découvre quand on passe la porte de la Galerie.
Pour sa collection printemps-été 2016, MADNESS OF MUCHNESS, Littleshilpa sort légèrement de ses couleurs criardes et chaudes pour se concentrer sur des couleurs plus sombres.
“Dans toutes mes collections il ya toujours cette partie sombre, le noir profond est toujours présent même dans mes collections les plus innocentes. Cette noirceur représente notre propre réalité que nous essayons de fuir.”

Shilpa-Chavan_LittleShilpa_Headonism-Blackattitude

– Collection Headonism –

 

 

 

Urban, glamour et flirt entre les traditions et les réligions, la collection “Images Rule” (Le règne des images) défie de toutes les règles. Le mélange est roi. Et tissus, couleurs, motifs se mettent au service des caprices de ces formes si élégament manipulées.

Aziz Bekkaoui

Le cotton se mèle ainsi à la soie ou au lin dans un magnifique cataclysme de couleurs.
Tandis que les coiffures traditionnelles telles que le keffieh, le tallit, en passant par des rappels maasaï s’allient amoureusement avec des coupes sportives; des couleurs pastel se mélangent avec des motifs traditionnels qui épousent délicatement à leur tour ces formes modernes.

Aziz Bekkaoui semble vouloir passer un message. Fidèle à son penchant pour l’atypique, les codes bousculés, les frontières brisés, le designer ne décline qu’un credo:
“La Mode sans âme n’est que textiles”. Sans le fond, la forme semble dérisoire. Ce n’est ni les mannequins de choix, ni les couleurs et les accessoires utilisés qui le contrediront…

Sa collection fait partie des finalistes de la catégorie Mode du Dutch Design Awards pour une nomination le 18 octobre. En attendant qu’un jury sensible à cette transcendance de cultures l’acclame, apprecions la fraîcheur de cette collection, joli mariage entre urbain et classique.

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Textiles traditionnels, toiles de jute, coton, tissages traditionnels baoulé,
finitions en raphia… Alliés à des coupes modernes.
Un contraste fascinant que semble cultiver
la jeune créatrice ivoirienne, Loza Maléombho.

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“Ici, j’ouvre ma parenthèse créative, j’ai toutes les matières premières qui m’inspirent”

:: confie-t-elle à Le Point Afrique.
Les collections de cette année là annoncent le ton. Vestes asymétriques, gilets structurés comme des boucliers guerriers sur des jupes évasées très féminines. Une collection d’inspiration touareg immortalisée, dans un environnement simple et profondément humble en Côte d’Ivoire, sur un ton moderne.
Les premières pièces illustrent déjà cette dualité entre modernité et tradition qu’on lui connaît maintenant. Comme de nouveaux contes qu’elle aime à raconter. Plus qu’une fusion de cultures, nait un engagement

On les connait ses spartiates en plastique blanc et noir (ZEBRA) dans les réseaux sociaux. Partagés par millier, les New Yorkaises se l’arrachent encore. Depuis, le nom Lola Maléombho n’a pas cessé de résonner…
C’est donc sans surprise qu’elle se retrouve sélectionnée par le Vogue Talent de cette année aux côtés de quatres autres créateurs africains sur les 10 présélectionnés: Akosua Afriyie-Kumi (AAKS hailing), Adebayo Oke-Lawal (Orange Culture), Artsi Ifrach (ART/C), et Katherine-Mary Pichulik (Pichulik).

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Collection Printemps-Eté 2016 // Vogue Talent //

Expression utilisée pour désigner
toute personne qui travaille de manière informelle,
à bâton rompu. Est aujourd’hui aussi le nom d’une série
photographique inspirée par les ouvriers
qui travaillent sous le soleil brulant.

Ci-contre

:: Tahir Carl Karmali, né à Naïrobi et basé à New-York ::

| Artiste Photographe |

“JUA KALI”

“Fierce Sun” – en swahili

Tahir Carl Karmali :: Artiste Photographe ::

 

 

 

Dear Ribane

D’abord on a
Manthe.

Danceuse avec cette energie communicative qui commence par vous surprendre puis par vous plaîre.
Sans frivolité aucune, la vie est un perpetuel spectacle pour elle et
c’est beau à voir…

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© Andrew Berry :: WeareAwesome.com

© Andrew Berry :: WeareAwesome.com

Le coeur du trio semble être Manthe. Extravertie mais ancrée où qu’elle soit, la danceuse issue de Soweto est une véritable artiste au sens large. Son charisme et talent lui ont permis de multiplier les collaborations dans des films, la musique et l’art: Mafikizolo ,Toya Delezy, Spoek Mathambo, OKMALUMEKOOLKAT et Die Antwoord. Enorme catalyseur artistique, elle se défend aussi bien dans le monde de la mode.

Ce n’est donc pas étonnant que le duo NOT (Editorialiste Mode) et Chris Saunders (Photographe) ont vu en elle une muse pour leur projet exposé l’année dernière à New-York. Mais ne nous croyez pas sur parole. Admirez DEAR RIBANE dans l’immensité du web. Un pur délice…


“Orange Culture n’a pas été créé pour
vous ‘conforter’ dans votre idée de la mode,
mais pour des vêtements qui racontent
une vraie histoire !”

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orange culture | Collection Intrepid: Resort |

Orange Culture

orange culture | Collection Dovetail |
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Adebayo Oke-Lawal

Designer et créateur du Label Orange Culture

C’est une explosion de couleurs, des hommes qui portent la fleur avec grâce, le kilt avec fierté…
C’est aussi des collections d’un label Orange Culture et une extrême créativité. Ou serait-ce plutôt une délicieuse effronterie qui émane de ce mouvement artistique?
Oui Adebayo Oke-Lawal, l’homme derrière Orange Culture a voulu créer plus qu’un label. Au delà du vêtement, un discours, un message. Silhouettes modernes portant des coupes classiques comme dans la collection Quirks Invasion ou jouant avec la pureté du bleu olympien sur une ligne futuriste. Dovetail, la collection se fond harmonieusement bien dans un univers rustique.
Un peu de streetwear ici, un zeste d’inspirations ancestrales du Nigéria par là et beaucoup d’audace plus tard, Orange Culture nous présente une collection Printemps-Eté 2015 avec une vraie ode à la femme, à la passion qu’elle suscite. Avec ces couleurs et cette soie dominante même avec des touches denim, la collection Pieces of H.E.R. n’est que douceur. Une identité de la mode masculine redéfinie, remodelée, en provocation permanente avec les codes, les règles. Couleurs dites “fragiles”, accessoires féminins pour une ligne masculine qui se veut finalement androgyne.

Ici encore c’est avant tout une question d’allure, d’attitude…

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orange culture | Collection pieces of H.E.R |


It’s about an explosion of colors, about men who wear the flower gracefully, and the kilt with pride… But also about a label: Orange Culture and collections of extreme creativity. Or is it rather a delicious cockiness that comes from this artistic movement?
Yes, Adebayo Oke-Lawal, the man behind Orange Culture wanted more than JUST a label BUT A true MESSAGE beyond the garment.Modern silhouettes wearing classic cuts as shown in the collection Quirks Invasion or playing with the purity of Olympian blue on a futuristic line like in tHE Lovetail COLLECTION which blends harmoniously well in this rustic universe.
A little bit of streetwear here, a touch of Nigeria ancestral inspiration there and a lot of audacity later, Orange Culture brings us its Spring-Summer 2015 collection with a real ode to the woman and the obvious passion around her. With its colors and the very dominant silk, the collection Pieces of H.E.R. is only softness even with the denim pieces. the identity of men’s fashion is redefined. Continuously challenging the codes, the rules. Colors called “fragile”, feminine accessories for a men collection that might just be androgynous at the end of the day.
Here again everything is above all a matter of Allure, of attitude …

 

orange culture | etched journey |

orange-culture-etched-journey-collection-bellanaija-july2015028

 

 

Où commence l’un, quand finit l’autre? Comment se mêlent-ils?
Entre Paris et New York, conversation avec la photographe Delphine Diallo,
autour du difficile dialogue entre art, business et mode.
Un trio infernal.